Carole et Joanna
Nathalie G.
Carlos
J'évite de donner une direction à ces dîners. Les relations doivent s'établir en surface et en profondeur, au rythme organique des rencontres. Tout est bien ainsi. Et tout sera bien dans l'évolution des échanges et de la confiance.
Il ne se passe rien ?... A voir !
Le premier dîner était un coup d'envoi.
Pour mémoire, nous avons vidéoprojeté, les travaux 3D et plusieurs recherches filmées de Poirot-Matsuda, les programmes sonovisuels de Santiago Torres, une danse de Donata, le spectacle interactif en piscine sous lumière noire de Louis Demerliac. Nathalie Krée a passé des photos de ses dernières créations, chacun a parlé de ses projets.
Il apparaît clairement que les jeunes artistes manquent de lieux où montrer leur travail et où se rencontrer. La fin de non recevoir des Galeries est tragique, l'influence des médias dans des choix identiques et artificiellement exaltés est révoltante, toutes les issus paraissent bouchées... Bref, l'artiste souffre, ne peut subsister qu'en exerçant un autre métier... Encore maintenant, un art qui utilise l'ordinateur, suspect, est à peine reconnu... Que faire ?
Menu : Potage orange de Potimaron
Plateaux de Fromages divers, mais moins de 374
Choleh Zard (un délicieux dessert iranien )
Les invités:
* Maude LIGIER, historienne de l'Art, Doctorante de l'oeuvre de N.S., Pofesseur "Art et Technologie" à l'UTBM (Université Technologique de Belfort Montbéliard.prépare le Catalogue raisonné de l'oeuvre sculptée de N.S.
* Wolf KA, chorégraphe, créateur de spectacles cybernétiques et de projections complexes sur écran, interagissant par ordinateur interposé avec une danseuse spécialement équipée de capteurs et d'émetteurs... indescriptiblement magnifique. "Man in e-space", donné pour la 1ère fois à l'Atelier Schöffer la première année du Jubilée de l'Art Cybernétique (2005) puis, plus élaboré à la Fondation Electra, lors de l'inauguration de l'Exposition "Schöffer - ballets de Lumière" en 2005.
* Maria Donata D'URSO, danseuse dont la recherche est centrée sur le corps. Elle crée ses propres chorégraphies qu'elle danse nue, dans un contexte lumineux qui efface toute représentation matérielle du corps, et toute association narrative. Epouse de Wolf KA, elle est aussi sa plus rigoureuse interprète. Ils sont venus avec Paolina leur fille.
* Guillaume RICHARD, architecte, ayant travaillé sur l'oeuvre urbanistique et architecturale de N.S. Il a réalisé la mise en lumière cybernétique de la Rotonde de Ledoux (entre les stations Stalingrad et Jean jaurès), le passage des rames de Métro dans un sens ou dans l'autres donnant l'impression que la Rotonde tournait de même.
* Les deux POIROT-MATSUDA, artistes plasticiens, créateurs sur des plans multiples ayant aussi bien créé des hologrammes, que des réalisations graphiques en 3D, des vidéos et des programmes complexes. Ils font partie des "aînés" pleins d'expérience...
* Louis DEMERLIAC, une jeune ingénieur spécialisé en électricité, travaillant à Paris sur les éclairages publics, a découvert qu'il était artiste et pour un coup d'essai a réalisé un très beau spectacle cybernétique dans une piscine, pour les Nuits Blanches de l'An 2005.
* Nathalie KREE, elle aussi a une formtion d'ingénieur, mais elle s'intéresse à la synesthésie et a créé une "Vague" qui s'adresse aux cinq sens, et l'a installée dans une cabine noire dans l'atelier au cours du Jubilé de 2005.
* Santiago TORRES, est vénézuélien. C'est le plus jeune. Il a la fougue de ses vingt et un ans, et une créativité torrentielle. Il sait tout faire comme les artistes d'autrefois, à la fois artisan, ouvrier, peintre, et il connaît toutes les technologies. Il joue de son ordinateur comme d'un instrument de musique, et revient chaque jour avec de nouvelles structures interactives sur écran. Il déborde d'idées et ne cesse de travailler. Il est un espoir, je pense. Son seul point faible est le français, et cela l'empêche d'exprimer sa pensée. Ces dîners devraient l'aider.
* Un petit groupe constitué de Carole ARRAT, qui prépare un diplôme et un projet pour donner à voir le "virtuel", Joanna WLASZIN, architecte préparant un doctorat, Nabil, Lin, Quiang, tous chercheurs en résidence qui m'ont été amenés par un professeur de l'Université des Andes à Bogota : Katalina Qijano.